Des mauvaises raisons de changer de distribution

That’s it, I’m switching to ArchLinux

Ce running-gag, pratiquement devenu un meme, qu’on peut rencontrer fréquemment sur les commentaires du site OMG! Ubuntu! est devenu depuis peu la rengaine d’un nombre important d’(ex) utilisateurs d’Ubuntu. (Il est possible de remplacer ArchLinux par autre chose comme Fedora, Debian, Gentoo, LFS, Windows 3.11 for Workgroups, etc).

Mais qu’est ce qui provoque ainsi l’exode massif de ces Ubunteros vers d’autres territoires ? Ici, il n’est point question de la politique commerciale de Canonical qui refuse de payer ses employés en amour et en eau fraiche (le seul salaire légitime d’un vrai libriste qui se respecte). Ici nous parlons d’un plugin Compiz.

Oui, un plugin Compiz, et deux ou trois bricoles supplémentaire, c’est tout.

J’imagine une réalité alternative ou ma distribution favorite aurait été installée par défaut avec le switcher du bureau sur une sphère, avec des poissons en 3D a l’intérieur et où les fenêtres s’enflamment lorsqu’on les ferme. Pris d’une rage incontrôlable, j’aurais probablement pris ma machine (une bonne grosse tour Cooler Master avec 12 baies 3″½) et l’aurais propulsée violemment par la fenêtre de mon immeuble. Puis je me serais précipité vers l’Apple Store le plus proche pour y acquérir un Mac Book Pro afin d’y installer DragonflyBSD et le tiling window manager wmii.

Dans une réalité moins alternative, j’aurais simplement ouvert CompizConfig Settings Manager et décoché les options ne me plaisant pas. C’est certes moins drôle, mais je tiens a ma tour Cooler Master, et je n’ai pas particulièrement envie d’un Mac Book Pro.

Le problème, c’est que le plugin Compiz en question s’appelle Unity, et il représente une grosse partie de l’apparence globale de la distribution Ubuntu Oneiric Ocelot, fraîchement sortie en version finale. Le simple fait de désactiver le plugin crée plus de problèmes qu’il n’en résout puisqu’on se retrouve sans rien : plus de lanceur, plus de barre des tâches, plus d’indicateurs, plus grand chose en fait.

Mais c’est facile ! Il suffit d’installer Gnome Shell !

Oui mais non. Si on donne un 14/20 à Unity pour sa stabilité, Gnome Shell n’aurait qu’un 16/20, ce qui est bien mais pas top. Les deux projets sont jeunes, se cherchent, vivent une adolescence difficile. Ils sont tous deux de bons projets, avec un bon potentiel, mais il est encore trop tôt pour les adopter. Et puis si je ne suis pas franchement gêné de la disparition des boutons minimiser et maximiser, ou que la fonction Éteindre/redémarrer soit cachée derrière une touche Alt, il n’en est pas de même avec les bureaux virtuels. Le paradigme des bureaux sur une grille a bien fonctionné jusqu’à présent et je ne souhaite pas avoir entre 1 et l’infini bureaux disposés sur une seule colonne.  Et le moniteur secondaire configuré par défaut pour ne pas avoir de bureaux virtuels ? Sérieusement Gnome ? Même l’option à aller changer dans les tréfonds de dgconf-editor ne permet pas de rendre a mon second moniteur les capacités d’un vrai bureau virtuel. (pour information, c’est /desktop/gnome/shell/windows/workspaces_only_on_primary)
Et enfin il y a mutter. Mutter le compiz pauvre, ou le metacity amélioré selon le point de vue. Mutter, ou comment des milliers de personnes ont tourné le dos a ce qui se faisait de mieux en terme de Window Manager. Non, décidément, je ne peux pas me résoudre a quitter Compiz.

A ce qu’il parait, on peut installer gnome-panel et le faire fonctionner avec compiz. Manque de bol, ça n’a jamais fonctionné chez moi. Je me retrouve toujours avec un window manager dénommé gnome-wm qui n’est rien autre qu’un metacity rebaptisé. Non merci. Peu importe car j’ai déjà une session avec compiz qui fonctionne, celle qui s’appelle « Ubuntu » et qui normalement affiche Unity. Si gnome-panel est trop attaché a son WM archaïque, on va utiliser autre chose, j’ai nommé Wingpanel ! Pour information, wingpanel est l’équivalent de gnome-panel pour le projet Elementary.

Voila, j’ai mon panel, juste histoire d’afficher l’heure et les indicators, tout ça pour ça… Maintenant j’installe docky, synapse, conky-colors, covergloobus, les icônes Faenza, le thème Orta Squared pour les bordures de fenêtres et blam, je me retrouve avec un bureau qui me plaît.

Au passage, j’installe Hotot comme client Twitter (ou Tweetdeck comme on peut le voir sur le screenshot, et *oui* je tourne en 64bit), terminator mon émulateur de terminal préféré et Clementine parce que je suis un inconditionnel de la branche 1.4 d’Amarok. Ah oui, et j’allais oublier:  je m’empresse d’aller désinstaller tous les paquets que me renvoie une recherche de « appmenu » dans synaptic pour me débarrasser de ces foutus menus globaux.

Donc on récapitule: d’une installation Ubuntu de base je n’utilise ni Unity, ni les menus globaux, ni Gwibber, ni Banshee, ni gnome-terminal, ni le thème Ambiance, ni le thème d’icônes Ubuntu. Et est ce que je vais changer de distribution pour autant ? Non.

Pour être honnête, je vais avouer qu’Ubuntu Oneiric 64bit n’est pas le seul système installé sur ma machine principale. J’ai aussi ArchLinux, une Debian Wheezy/Sid avec du pinning, OpenSuse 11.4, Fedora 15, Ubuntu Natty qui va migrer sur Precise dès que possible et Ubuntu Oneiric 32 bit qui a sans problèmes fait toutes les upgrades depuis Karmic Koala (mais c’est une 32bit, elle doit dégager). Bon, je vais être vraiment honnête, j’ai même un Windows XP. Il ne me sert a rien mais je l’ai sur ma machine. Pourquoi tous ces systèmes ? J’aime voir ce qui se fait ailleurs, je suis curieux de tester les différentes distributions qui existent et comparer leur fonctionnement avec mon système principal. Toujours est il que je reviens toujours vers la distribution que je maîtrise le mieux, celle que je préfère et qui chez moi fonctionne mieux que toutes les autres.

Parce que la distribution que j’utilise pour faire mon boulot, celle qui me permet de payer mon loyer et mes courses ne se résume pas à un plugin Compiz. C’est un cycle de développement qui me plaît, ce sont des outils de packaging puissants, c’est une communauté vivante et riche, c’est une vrai valeur ajoutée sur certains projets, c’est une plate-forme de développement incroyablement mieux conçue que tout ce qui se fait ailleurs.

Certes je suis plein d’éloges sur Ubuntu mais n’allez pas croire que je dénigre pour autant les autres distributions. Tous les systèmes que j’ai cités plus haut et que j’ai installé sur ma machine sont excellents (sauf Fedora :p) et toute personne qui se sent attiré par des aspects de cette distribution tels que la communauté, les outils de packaging, la plate-forme de développement ou le cycle de release aurait fortement raison de se diriger vers celle ci. Mais par pitié, ne changez pas de distribution à cause d’un plugin compiz, d’un window manager, d’une clé gconf ou d’un package installé ou pas installé par défaut.
A moins de vouloir être ridicule. Et bon nombre de personnes ont été pitoyablement  ridicule ces derniers mois.

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36 réponses à Des mauvaises raisons de changer de distribution

  1. Couz dit :

    Salut,
    Je ne m’y connais pas vraiment, car je n’ai utilisé que très peu de distributions. Mais n’est-il pas aussi ridicule de passer autant de temps à « refaire » l’environnement graphique de ta distribution?
    Au final, tout est question de choix personnel : tu as des raisons de préférer Ubuntu, et de passer un temps fou à la refaire à ta sauce, d’autres préfèrent changer de crèmerie.
    Pour ma part, je n’aime pas Unity, mais la priorité était d’avoir un système qui après install soit le plus proche possible du résultat souhaité; et j’ai fini par choisir Xubuntu.
    Si LMDE en version Xfce avait bien fonctionné sans bug, j’aurais choisi celle-ci.
    Suis-je plus ridicule que toi ?

  2. Mathieu dit :

    Salut Couz,
    Tout d’abord mettons nous d’accord sur les différentes versions des distributions. Utiliser Xubuntu ou Lubuntu ce n’est rien d’autre qu’installer Ubuntu avec une offre de base différente. Offre de base qui peut être modifiée sans tout réinstaller a l’aide de l’outil tasksel.
    Il en est de même pour LMDE, qui n’est rien d’autre qu’une Debian un peu préconfigurée : l’important est la source des dépôts.
    Dans mon cas une chose est certaine : quelle que soit l’offre de base proposée, elle ne me conviendra pas, et j’aurais à effectuer les mêmes manipulations sur toutes les distributions. Et détrompe toi, ce n’est pas long : 1 heure a tout casser en comptant l’installation du système.
    Si XFCE est ton environnement de choix, alors en effet, Xubuntu sera se qui se rapproche le plus du résultat souhaité. Pour ma part, je reste très attaché a Gnome, même si je désapprouve les panels proposés (Gnome Shell et Unity).
    Toujours est t-il qu’en tant qu’utilisateur de Xubuntu, je ne peux pas considérer que tu as changé de distribution par rapport a Ubuntu, tu n’as donc pas a te sentir visé par cet article.

  3. Jos dit :

    Article intéressant.
    C’est vrai que je reste pour ma part assez attaché à Ubuntu, même si je jettes de temps en temps un coup d’oeil sur les distribs qui sortent.

    Sinon aurait tu une capture d’écran de ton bureau sous WingPanel?

  4. mmoi dit :

    ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le ubuntu historique (disons le comme ça) avait permis à de nombreuse personne allant du niveau 0 au niveau moyen en informatique de donner une nouvelle jeunesse à leur machine, permis également à des enfants de «donner» un environnement simple sans danger à des parents qui voulaient rester en contact avec leur progéniture mais ne voulaient pas apprendre l’informatique.
    Ce nouvel ubuntu ne permet plus ça, ce n’est plus «intuitif» pour quiconque à déjà toucher un gnome sans le savoir et a plus de 40 ans (donc du mal à s’adapter, peur de s’adapter etc.).
    Et le grand enfant que je suis ne se sent pas capable de faire tout ce que vous avez fait pour adapter une nouvelle distribution. Mon niveau en informatique est «faut que ça marche» rien de plus. Ce qui est facile pour vous, ne l’est pas pour tout le monde. Résultat : j’ai juste coupé les mis à jour de distributions, et même dans 5 ans, mes parent auront toujours leur ubuntu 10.04. tant pis pour la sécurité…

    • gnumdk dit :

      N’importe quoi, j’ai migré mes parents sous Unity et ils s’en sortent très bien, j’ai pas eu un seul coup de téléphone depuis l’installation, c’est pour dire…

      La logique des geeks n’est souvent pas la logique de monsieur tout le monde

  5. Mathieu dit :

    Salut Jos
    C’est vrai qu’il est toujours intéressant de garder un œil sur ce qui se fait ailleurs :) Pour mon bureau, le screenshot en milieu d’article est bien un bureau fonctionnant avec Wingpanel, il date d’il y a un mois mais n’a pas beaucoup changé depuis. J’essaye d’en poster assez régulièrement sur deviantart : http://strycore.deviantart.com/

  6. Mathieu dit :

    Bonjour mmoi,
    Je ne suis pas de cet avis, si j’ai des reproches a faire a Unity ce ne sont pas au niveau de sa facilité de prise en main mais au niveau de sa stabilité.
    Pour être franc, j’ai même l’impression qu’Unity est le système le plus simple a prendre en main tout OS confondu. Je comprends votre réticence mais il faut savoir vaincre cette peur de s’adapter. Cela dit, il me semble qu’a l’heure actuelle Ubuntu 10.04 est la distribution que je recommanderai pour votre utilisation / vos envies. Je vous invite toutefois a revoir votre jugement lors de la sortie de la prochaine LTS (pas juste après la sortie, mais 6 mois après) qui est destinée aux gens qui veulent quelque chose qui marche.
    Donc couper les mises a jours non, les limiter aux LTS oui !

  7. MasterBOX dit :

    Je partage ton avis, quitter Ubuntu à cause d’Unity n’est pas une raison suffisante.
    Pour ma part j’ai installé Gnome Shell très simplement.

    Après je comprends que les manipulations que tu décris ne sont pas à la portées de tous, mais ceux là de toute façon n’iront pas forcément se plaindre d’Unity, car ils ne veulent pas mettre les mains dans le camboui, et n’auront pas besoin de personnaliser leur environnement.
    Or ce que je reproche justement à Unity c’est ce côté figé, pas assez personnalisable, qu’avait également Gnome Shell mais qui s’efface heureusement tout doucement.

  8. j-c dit :

    Je suis d’accord avec le premier point: si la seule chose qui vous déplaît dans cette nouvelle version est un changement de configuration par défaut, alors effectivement, le changement de distribution n’est pas toujours justifié.

    Par contre, je n’aime pas le sous-entendu « si vous changez à cause de Unity, vous faites forcément une erreur ». C’est réducteur que de croire que parce que toi, tu aimes toutes les caractéristiques supplémentaires d’une Ubuntu c’est le cas de tout le monde. Si par exemple je compte 10 avantages et 9 inconvénients à choisir 10.10, 10 avantages et 10 inconvénients à choisir, par exemple, Fedora (j’ai pris cet exemple en particulier, parce qu’apparemment, tu n’aimes pas cette distribution, mais ce n’est évidemment pas le cas de tout le monde), et 10 avantages et 11 inconvénients à choisir 11.04, il est logique que la simple modification de l’interface par défaut soit suffisante pour me faire migrer.

    Notons également que ceux qui quittent Ubuntu alors que cette distribution reste celle qui leur convient le mieux s’en rendront compte après avoir essayé de s’adapter et avoir réalisé que les caractéristiques d’Ubuntu leur manque sans contre partie.

    Par contre, ce que je n’aime pas, c’est un arrière goût de « nationalisme de distributions »: est-ce réellement si grave que la philosophie d’Ubuntu (ce qui contient par exemple les choix d’interfaces) ne convienne plus à certaines personnes ? Et quoi cela affecte-t-il ta propre existence ? N’est-il pas au contraire « sain » que les utilisateurs expérimentent le plus possible, y compris en allant voir ailleurs de manière sérieuse (je suis convaincu qu’un dual-boot n’est pas suffisant, car si les manques sont évidents, il faut plusieurs mois pour réaliser les avantages) ?

    Bref, d’accord sur le fond: une configuration par défaut ne fait pas tout. Mais un peu moins sur l’atmosphère « guerre des clans » du billet:
    Je ne pense pas qu’il existe de « mauvaises raisons » pour changer de distributions.
    Tester une autre distributions est toujours utile à tout le monde.

  9. Armaklan dit :

    Comme indiqué plus haut, nous n’avons pas forcément tous envie de « bidouiller » sa distribution après install pour virer unity ! Nous n’avons pas tous les compétences non plus.

    Alors quitte à devoir changer, il reste deux solutions :
    - Prendre un dérivé d’ubuntu (mint en tête pour ne pas changer ses habitudes)
    - Changer totalement en testant une autre distribution

    Personellement j’ai fait le second choix. Alors oui on peut dire que Unity m’a fait fuir Ubuntu ! Après, ce n’est pas seulement Unity, mais aussi le fait que Ubuntu a fait ce choix en oubliant volontairement une grosse partie de leur communauté ! Quand une distribution décide de ne plus écouter ses utilisateurs, je la quitte.

    De toutes manières je suis content du changement, j’apprécie la grande fluidité que j’ai trouvé ailleurs (Arch d’abord, Frugalware maintenant).

  10. Mathieu dit :

    @MasterBOX
    Je partage ce point de vue sur le manque d’options de configuration d’Unity. Ce que je regrette c’est que cette interface ai été proposée par défaut si tôt dans son développement. A mon avis, Unity sera mature pour la prochaine LTS, ce qui donne un aspect « beta » aux versions non-LTS. Toujours est il qu’Unity souffrira probablement toujours de ce manque de customisation car elle représente une vision assez figée d’un desktop Linux.
    Je pourrai faire le même reproche a Gnome Shell, mais le potentiel offert par le scripting en javascript de cet environnement offre des possibilités autrement plus intéressantes.

    @j-c
    Comme tu peux le voir compte tenu de l’installation que j’ai chez moi, je suis totalement pour le fait de tester plusieurs distributions (8 OS, ça commence a faire). Pour Fedora, je suis taquin mais en réalité je reconnais que cette distribution est très solide, très avancée et extrêmement bien conçue (toujours est il que je la trouve pesante pour un usage quotidien).
    Je ne souhaite pas créer de guerre des clans, ni même faire de prosélytisme en faveur d’Ubuntu, je cite cette distribution car c’est celle que j’utilise, libre a tous d’utiliser l’environnement qui leur convient le mieux (et plus les gens testerons des distributions différentes, mieux ce sera).
    Le but de cet article est simplement de mettre en avant les points qui me semblent importants pour le choix d’une distribution : son système de paquets, son cycle de release et sa communauté. L’environnement graphique reste une façade, certes un peu plus complexe a changer que son fond d’écran, mais simple tout de même.
    Par curiosité, tu peux m’en dire plus sur les inconvénients / avantages de Fedora et Ubuntu ?

  11. Mathieu dit :

    Bonjour Armaklan
    Si la nouvelle interface Unity te sert de catalyseur pour tester de nouveaux systèmes alors c’est une très bonne chose. L’essentiel est que tu te sentes a l’aise avec l’environnement que tu choisi au final, que tu apprécie ses outils et sa communauté. D’autant plus qu’ArchLinux et Frugalware sont de très bon produits.

    En revanche, je refuse de croire une seule seconde que quelqu’un qui sait installer Archlinux ne saurait pas configurer Ubuntu pour ne plus utiliser Unity ;)

    • Armaklan dit :

      Pour l’install d’ArchLinux, j’ai triché ! J’ai prit une CTKArch en live cd que j’ai ensuite installer, ce qui m’a permis de début sur un système préinstallé :p

  12. j-c dit :

    @ Mathieu:

    Mon commentaire avait principalement pour but de faire ressortir le message qui me paraissait important dans ton article en relativisant le terme « mauvaises raisons ».
    Comme je l’ai dit, je trouve aussi que ceux qui laissent tomber Ubuntu juste à cause d’Unity finiront par y revenir si le reste d’Ubuntu (>99%) leur convient en fait mieux. Donc, je voulais juste relativiser la chose: c’est en somme pas très grave.

    Concernant les avantages / inconvénients:
    je venais d’écrire un pavé pour expliquer mon point de vue, mais il y a définitivement trop à dire. Je résume donc:
    - les chiffres utilisés dans mon commentaire précédent ne sont qu’un naïf exemple (car un inconvénient n’est parfois pas compensé par un avantage et inversement) et ne correspondent pas à mes goûts personnels.
    - j’ai réellement du mal à classer les « avantages » et « inconvénients ». Par exemple, j’ai effectivement remarquer que yum est très lent par rapport à apt-get, j’allais donc le citer en « inconvénient » de Fedora, mais honnêtement, personnellement, ça n’a aucun impact (je ne passe pas mon temps à regarder le terminal lorsque j’installe qlq chose). À l’inverse, j’ai toujours été gêné par l’approche « un seul environnement de bureau » d’Ubuntu sous-entendue par la différentiation Ubuntu/Kubuntu. J’y ai tjrs senti un arrière goût de « finalement, vous avez raison: le choix c’est compliqué ». Mais cet arrière-goût est une impression personnelle, p-e fausse, et ne peut donc pas être classer dans les « inconvénients », même si pour moi, c’est bien plus dérangeant (toute proportion gardée) qu’un gestionnaire de paquets lent.
    (notons au passage que je retrouve les « effets » d’une telle approche dans ce que tu dénonces dans ton article: le fait de pouvoir changer d’environnement sans devoir changer de distribution devrait être évident, comme ça l’était à l’époque de Mandrake par exemple)

    Au final, je pense qu’il est un peu vain de « rationaliser » les goûts en matière de distributions en classant les avantages/inconvénients (je suis conscient que je suis le premier à l’avoir fait, mais c’était pour illustrer basiquement mon propos). J’ai une approche des distributions similaire à mon approche de la littérature: ce n’est pas parce que j’ai un livre préféré que je ne vais lire que celui-ci (ou que des livres du même auteur/genre), je vais plutôt alterner les styles.
    (sinon, là, je suis sous LMDE, sous un Gnome que j’ai torturé pour qu’il ressemble à ma configuration idéale du moment que j’ai obtenu sous KDE)

  13. makidoko dit :

    Je ne suis pas persuadé que qualifier de « pitoyablement ridicules » ceux qui ont fait le choix d’une autre distribution soit la réflexion la plus pertinente que l’on ait vue sur le Planet ces temps ci.

    Le choix d’une distribution se fait en fonction de ce qu’elle propose et de la satisfaction qu’elle apporte « out of the box ». Tu as choisi de casser les murs pour réaménager à ton aise, c’est respectable et grand bien t’en fasse. D’autres ont choisi de déménager dans d’autres espaces où il suffit parfois au pire de simplement pousser les cloisons pour être satisfaits, pas moins de bien ne leur en fasse.

    Et c’est en revanche tout à fait bénéfique pour le monde du libre qui voit ainsi une nouvelle circulation se faire au sein des distributions.

  14. Mathieu dit :

    @j-c
    Merci pour les précisions. Je suis assez surpris que tu soit plus dérangé par cet aspect « environnement de bureau unique » que par la lenteur d’un gestionnaire de paquets. Un environnement graphique, on le choisi une fois pour toutes et on n’en change que très rarement, un gestionnaire de paquet, on interagi avec bien plus souvent.
    Je suis aussi assez surpris que tu n’ai pas mentionné SELinux, qui est a mon avis le gros point noir de Fedora (mais qui est rapidement désactivé en modifiant une ligne d’un fichier).
    Pour le changement d’environnement, j’ai du mal a voir la complexité par rapport a l’époque Mandrake. En général, c’est l’histoire de quelques paquets a installer, rien de plus (il m’arrive d’installer un environnement Openbox sur des machines peu puissantes). En plus de cela, Debian propose l’outil tasksel qu’Ubuntu a configuré pour passer sans souci de n’importe quel type d’installation vers Xubuntu / Kubuntu / Mythbuntu / Ubuntu Studio / Edubuntu. Outil sans doute trop peu connu.

    @makidoko
    Attention, je ne suis pas en train de dire que tous ceux qui ont décidé de migrer sur un autre système se couvrent de ridicule. Je ne parle que de ceux qui effectuent une migration par rapport a un plugin compiz, sans se soucier de ce sur quoi il vont arriver: en gros ceux qui « ragequit » Ubuntu et font avec du rpm ou de la rolling release, qu’ils apprécient sans plus, mais peu importe, tant qu’ils n’ont pas Unity ! Ces gens la sont légion sur Google+, reddit ou les forums ubuntu.
    Au final il faut juste se rappeler d’une chose: customiser son environnement est facile, migrer sur un système dont les bases sont totalement différentes beaucoup moins.
    Alors oui, c’est profitable a l’écosystème du desktop libre que des gens aillent alimenter d’autres communautés, en revanche il est dommage que certains le fasse non pas pour les qualités d’une distribution mais pour les défauts d’une autre.

  15. Sheebypanda dit :

    Depuis que je connais Gnome, je le trouve moche.
    Maintenant, je le trouve tout sauf intuitif, lourd, instable, et moche aussi !

    Amicalement, de la part d’un Kon2Panda :-D

  16. Mathieu dit :

    @Sheebypanda
    T’es sur KDE, ça compte pas :D
    Occupes toi plutôt de trouver un moyen de locomotion pour passer a Giroll les jeudis soir.

  17. kiddo dit :

    Je ne sais pas si je fais partie de ceux considérés comme ayant des motifs «pitoyablement ridicules» pour quitter Ubuntu. Unity pris en isolation n’aurait probablement pas été assez pour faire quitter un utilisateur hardcore comme moi (j’ai utilisé Ubuntu exclusivement depuis la toute première version après tout).

    Comme mon long billet à la fin-Avril l’expliquait (du moins si on va plus loin qu’une lecture superficielle), ce n’est pas une question d’un «bête plugin compiz». C’est une question de philosophie, d’attitude de la part de Canonical, et une question de viabilité d’écosystème.

  18. j-c dit :

    @ Mathieu:

    Je suis assez surpris que tu soit plus dérangé par cet aspect « environnement de bureau unique » que par la lenteur d’un gestionnaire de paquets.

    En pratique, la lenteur du gestionnaire de paquets n’a aucun impact sur mon activité. C’est p-e ma propre façon de fonctionner qui veut ça, mais:
    - je n’installe jamais « bcp » de paquets à la fois.
    - je fais les choses en parallèle: tandis que le gestionnaire de paquet installe qlq chose, je m’occupe d’une autre tâche. Que ce soit avec yum ou apt-get, le temps de téléchargement/installation est en général de toutes façons trop long pour que je reste devant le terminal à attendre.
    En réalité, j’ai utilisé apt et yum sans me rendre compte de la différence. Ce n’est qu’après qu’on me l’aie fait remarqué que je me suis rendu compte qu’elle existait.

    En ce qui concerne le « environnement de bureau unique », c’est plus une question de philosophie. Selon ma compréhension des logiciels libres, il n’y a pas de « meilleur logiciel » car chacun a des goûts et des besoins différents, tandis que si qlq’un crée un logiciel A plus performant qu’un logiciel B par ailleurs identique, le logiciel A doit rapidement prendre la place du logiciel B.
    Ces deux avantages du logiciel libre implique une grande versatilité. Or, comme tu le soulignes, certaines personnes semblent croire que « parce que c’est par défaut, c’est ce que je dois utiliser lorsque j’installe cette distribution ». C’est à mon avis un effet de la séparation Ubuntu/Kubuntu, qui a fait oublier aux gens que l’environnement de bureau est un programme comme un autre.
    Ce n’est pas un problème majeur, certes, mais ne viens pas dire que ce n’est pas un problème, puisque justement tu t’insurges contre cela dans ton article :)
    C’est donc un problème mineur, qui reste plus grand que le problème de lenteur de yum vs apt qui ne me cause aucun soucis.

    Je suis aussi assez surpris que tu n’ai pas mentionné SELinux

    Je ne me souviens pas avoir de problème avec SELinux. À vrai dire, ce genre de problème ne me dérange pas vraiment: je ne suis pas un expert, mais je sais facilement modifier les configurations le cas échéants.

    Pour le changement d’environnement, j’ai du mal a voir la complexité par rapport a l’époque Mandrake.

    Il n’y a pas de changement de complexité (et sans doute qu’au contraire) pour l’installation d’un autre environnement de bureau. Cependant, jamais, à l’époque de Mandrake, qlq’un aurait dit: « la configuration d’environnement de bureau par défaut ne me convient pas, je vais donc changer de distribution ». Je pense que ce comportement, que nous savons ridicule puisqu’il est très simple de changer d’environnement de bureau, est du au fait que les gens pensent que l’environnement de bureau fait la distribution.
    C’est dommage, pour les raisons que tu cites (à savoir: il n’y a pas que l’environnement de bureau, qui est facilement changeable) et pour d’autres (par exemple: combien d’utilisateurs dont les goûts et les besoins font que KDE leur aurait mieux convenu utilisent Gnome simplement parce que c’est l’environnement de bureau par défaut, alors que les logiciels libres permettaient d’éviter ça)

  19. Mathieu Comandon dit :

    Tiens un Kiddo ! J’étais en train de lire ton blog pas plus tard qu’hier soir plus ou moins en même temps que je rédigeais ce billet. Si ça peut te rassurer, tu es a quelques années lumières des gens qui quittent Ubuntu juste a cause de leur désaccord vis à vis d’Unity.
    Si je ne partage pas ton point de vue sur un bon nombre de te critiques sur Canonical/Ubuntu, elles restent valides et on déjà été discutées en long en large et en travers sur le blog de Jeff Waugh il y a quelques mois.
    Après, ce n’est pas le genre de critère qui va m’influencer sur le choix d’une distribution. Je vois tout ça de manière très pragmatique, un distribution m’offre des outils pour travailler et les discordes internes aux développement de celles ci ont peu de chances d’influer directement sur la qualité de ces outils (et de toutes manières je n’utilise aucun des logiciels concernés).
    Je n’ai pas vraiment de position quand a tout cela, si Canonical n’a pas été tout le temps fair play, je me rends bien compte que l’équipe de Gnome a aussi de gros problèmes de communication.
    Le fait que Unity soit la goûte d’eau qui vais déborder le vase n’est pas gênant, je me rends bien compte qu’il y a une réflexion plus poussée a coté.
    J’avoue aussi que tes billets sur Fedora m’ont fait sourire, a les lire j’ai l’impression que tu trouves encore plus de défauts a cette distribution que je ne lui en trouve, étonnant donc que tu sembles choisir ce système comme OS principal. Pourquoi ne pas avoir choisi Debian, et ainsi garder toutes tes connaissances acquises durant tes années sur Ubuntu ? Ou mieux encore, pourquoi ne pas avoir fait un triple ou quadruple boot ? De l’OpenSuse, de l’Archlinux, ce ne sont pas les choix qui manquent.

    @j-c
    Je comprends bien tout ça, mais il faut prendre en compte la différence entre le niveau global des utilisateurs actuels et ceux de l’époque de Mandrake. Ou pour faire simple et citer Ploum :

    «  »"Before Ubuntu, a typical Linux Newbie forum was something like:
    I compiled mplayer with some GCC optimisation but now I’ve a segmentation fault when playing MPEG files. Could it be the consequence of the optimisation or a bad linking ?
    A few years after Ubuntu, a typical Linux newbie forum was:
    Can I haz a wallpaper on my desktop pliz? I want to change it lool!
    «  »"
    C’est certes caricatural, mais le fait de rendre Linux accessible au plus grand nombre comporte des conséquences inévitables. L’informatique libre actuelle a énormément plus de potentiel qu’en 2004, toute personne qui se sent enfermée dans des choix prédéfini n’a tout simplement pas pris la peine de creuser un tant soit peu.

  20. cbrunos dit :

    Salut,

    excellent billet, je partage tout à fait ton avis. Je trouve ça bizarre que des gens changent carrément de distribution parce qu’Unity ne leur plaît pas. Après, peut-être se disent-ils que quitte à changer d’environnement, pourquoi ne pas changer complétement de distribution et apprendre de nouvelles choses?

    Pour ma part, j’ai installé Arch en décembre dernier sur ma tour et j’en était très satisfait jusqu’à une mise à jour il y 3 jours, qui a bousillée mon installation. N’ayant plus trop le temps de refaire l’installation d’Arch, j’ai installé Xubuntu+Xmonad+apps KDE (la même chose que j’utilisais sous Arch) et mon ordinateur fonctionne et réagit exactement de la même façon. Aucune différence en termes de réactivité, d’applications (les dépôts d’ubuntu sont devenus très riches, toutes les applications que j’avais du installer à travers le AUR sont disponibles par défaut sous Ubuntu maintenant!) ou quoi que ce soit d’autre.

    Bref tout ça pour dire que je ne comprends pas pourquoi Unity gêne tellement les gens.

  21. j-c dit :

    mais il faut prendre en compte la différence entre le niveau global des utilisateurs actuels et ceux de l’époque de Mandrake.
    C’est un peu paradoxale comme réflexion.
    Dans ton article, tu dis: « allez, vous êtes assez grand pour installer une interface graphique différente plutôt que de changer de distributions »
    Et là, tu me dis: « oui mais ‘faut comprendre, installer un environnement de bureau est difficile ».

    Tout ce que j’ai dit, c’est: à l’époque de la sortie d’Ubuntu, je n’aimais pas ce point de vue, qui a eu pour conséquence le phénomène que tu critiques aujourd’hui (où des utilisateurs _non-débutants_ ont eu l’idée saugrenue que si l’environnement par défaut ne leur convient pas, il faut changer de distributions).

  22. kiddo dit :

    «J’avoue aussi que tes billets sur Fedora m’ont fait sourire, a les lire j’ai l’impression que tu trouves encore plus de défauts a cette distribution que je ne lui en trouve, étonnant donc que tu sembles choisir ce système comme OS principal.»

    Héhé, je suppose que les bons côtés je les prend pour acquis, tout ce qui reste c’est à critiquer les points faibles ou à détailler les procédures d’adaptation requises côté utilisateur… j’ai un peu l’approche «si je critique, c’est que j’aime». De manière générale, je suis à l’aise avec Fedora maintenant.

    Pourquoi ne pas avoir choisi Debian, et ainsi garder toutes tes connaissances acquises durant tes années sur Ubuntu ?

    Fedora avait plus de trucs qui m’interpellaient personnellement:
    - Plateforme principale des gars de GNOME qui bossent chez Redhat
    - Upstream first et updates « plus que des security fixes » (Arch et Debian ont probablement la même attitude je devine)
    - Faut bien se forcer à se sortir de sa zone de confort une fois de temps en temps… après des années avec une base Debian me suis dit que je jouerais avec du Fedora/Redhat.
    - Fedora me semble être un bel équilibre entre vanille/upstream et «assez facile à installer et maintenir».

    D’ailleurs, pour ceux qui se posent la question «quelle distro pour M. Tout le monde?»… pour moi c’est simple: les membres de la famille pour qui je maintiens les ordinateurs ne font tout simplement pas la maintenance de leurs ordinateurs eux-mêmes. Ils n’appliquent même pas les mises à jour, alors je ne les imagine certainement pas installer un OS. La question devient alors un peu inutile puisque je leur fais un système «clé en main», que ce soit Ubuntu ou Fedora (mais maintenant Fedora ;)… la distro importe peu à moins que l’utilisateur final veuille prendre en main sa propre maintenance.

    Ou mieux encore, pourquoi ne pas avoir fait un triple ou quadruple boot ? De l’OpenSuse, de l’Archlinux, ce ne sont pas les choix qui manquent.

    J’ai quand même un temps limité pour bidouiller avec mes machines (faut être productif des fois!). Une fois installé, je suis tranquille pour six mois (ou plus longtemps si un jour la mise à jour n’en vaudrait pas le «risque» ou l’effort).

  23. virtualmix dit :

    - On est d’accord pour dire que Ubuntu est LA distribution destinée aux débutants.
    - Tu dis toi même que le bureau par défaut n’est pas stable (tu donnes un 14/20)
    Résultat: Les débutant et nouveaux venus se retrouvent devant une distribution presque inutilisable car le bureau est instable et pas intuitif. (Euh, on parle du bureau là, c’est pas juste un petit programme !)
    Plugin Compiz, gnome-panel, gnome-shell, etc. C’est du charabia pour quelqu’un qui veut juste utiliser son ordinateur et à qui on a dit d’essayer le truc au nom bizarre.
    « C’est quoi déjà, oubountou? Ouai ben j’ai essayé ça marchait pas. »
    -Fin de l’histoire-
    A++

  24. gnumdk dit :

    Perso, je viens de faire le voyage inverse avec Kubuntu…

    J’ai quitté Kubuntu il y’a bien longtemps, je suis passé par Debian, j’ai retenté Kubuntu pour KDE 4.0 (cata) pour switcher sous ArchLinux…

    Et ben, même si cette distrib est excellente, j’ai eu marre d’avoir un truc cassé tous les 40 matins, ca arrive toujours au mauvais moment….

    Résultat, switch sous Kubuntu et franchement que de travail accompli depuis la 4.0, j’arrive même à trouver le KDE Ubuntu plus véloce que sous Arch, plein de bug en moins, un webkit à jour, bref, je suis très satisfait.

  25. Capello dit :

    Ceux qui changent aussi facilement sur une autre distribution, sont forcément sur une distribution qui ne leur convient pas. Personnellement j’ai souvent changé, parfois juste pour tester, parfois juste parce que je n’ai trouvé qu’une distribution supportant un matériel. Et ce jusqu’à 2005. Depuis, j’utilise gentoo. Et elle me convient. Bien sûr, j’ai mes coups de gueules, parfois je jure que je vais changer. Mais finalement je ne peux m’y résoudre.
    J’ai trouvé « ma » distribution. Pour ceux qui changent, je les comprends. La plupart des non geek (ancienne définition), non pas envie de changement, c’est pourquoi beaucoup de gens utilisent encore Windows XP datant de 2001. Alors tous les 6 mois, avoir des changements d’interfaces, visiblement violent dans le cas du passage à Unity, je comprends qu’ils cherchent à retrouver un peu de stabilité. À la maison, tous le monde est en debian stable. Ça évite les inconvénients sus-cité.
    À mon avis, l’erreur de cannonical est d’avoir voulu changer pour faire un faux pommier quitte à perdre ces anciens utilisateurs, peut-être en espérant en obtenir plus ensuite…

  26. penkoad dit :

    Y a aussi des soucis avec la dernière version oneiric. C’est la disparition des dépôts de certains paquets sans préavis. Tu mets à jour un machine (de test évidemment) pour te rendre compte qu’il n’y a plus de jdk-sun, ni netbeans, non plus de xulrunner (même si pour ce dernier ça peut aussi venir de la nouvelle politique de release de chez Mozilla).
    Le problème qui se pose en d’autres termes c’est la pérennité. Depuis 2005 j’avais l’habitude de mettre à jour simplement et de n’avoir qu’un minimum voire aucune régression dans l’utilisation de ma machine.
    Cette solidité alliée à des paquets à jour donnait à Ubuntu, une attractivité importante.
    C’est cette alliance qui me semble perdue avec les choix de Canonical en toile de fond qui peuvent rebuter parfois l’âme des plus ‘libristes’.

  27. Mathieu dit :

    @j-c
    ah non, on s’est mal compris, j’ai jamais dit qu’installer un environnement graphique était dur, juste que certains nouveaux venus sur Linux (et pas le genre non-informaticien qui veux juste que ça marche, des gens un peu geek quand même) ne cherchent même pas 5 minutes comment les choses fonctionnent.
    @virtualmix
    Tu parles d’un autre problème la, et un problème embarrassant qui plus est. Cela dit j’ai mis plusieurs personnes sous Unity et j’ai pas eu de plaintes a ce niveau la.
    @gnumdk
    Les installations de Arch qui se cassent je connais, d’ailleurs la mienne est cassée pour le moment ;)
    @Capello
    L’erreur de Canonical a été de balancer cette interface non finalisée par défaut. Ou de considérer les utilisateurs de non-LTS comme beta-testeurs. Sans Unity je n’ai vraiment aucun problème de stabilité.
    @penkoad
    Pour Sun-Java, ça vient d’un changement de license chez oracle, et openjdk 7 deviens vraiment une alternative au produit d’oracle. Les explications détaillées sont ici : http://robilad.livejournal.com/90792.html
    Pour Netbeans, les paquets n’étaient jamais a jour de toute façon donc j’ai pris l’habitude de l’installer via le site.
    Pour xulrunner, je n’étais pas au courant mais c’est en effet du au nouveau cycle de releases de FF. ( http://sword-dev.350566.n4.nabble.com/Fwd-Re-Removing-XULRunner-from-oneiric-call-for-help-td3609246.html )

    Il faut prendre en compte qu’un bon nombre de ces choses viennent directement de Debian ou d’éditeurs tiers. Pour reprendre l’exemple de Java, je ne pense pas qu’on puisse l’installer via des paquets sur n’importe quelle autre distribution (je parle seulement de Oracle Java SE 7 là)

  28. Block dit :

    Héhé ! J’utilise arch depuis presque 5 ans, et j’utilise aussi ubuntu depuis quelques mois.
    En fait, j’installe une ubuntu server avec aucun groupe de paquets à l’install. Ensuite j’ai essayé unity, j’ai pas aimé. J’ai essayé gnome 3, ça n’a pas marché (ati). Je suis repassé sous KDE. Pour moi ubuntu, c’est un peu comme une version de Debian stable intermédiaire entre 2 debian stable =)

  29. TGM dit :

    Bonjour,

    Certes, ma réaction arrive un peu tard, je rebondis sur ton post du forum ubuntu.
    J’ai essayé de me faire à Unity, qui n’est pas forcément pas si mal sur le fond. néanmoins, comme indiqué sur le forum, le separate screen ne fonctionnant pas, je suis revenu en arrière. J’ai débuté Linux avec Suse, acheté à l’époque, que j’ai abandonné au profit d’Ubuntu à l’arrivée de KDE 4 pour les mêmes raisons qui vont me faire abandonner Ubuntu si je ne trouve pas de solutions. Effectivement, j’ai perdu mon côté un peu geek mais je n’ai plus la patience (ni l’age peut être) de farfouiller en long, large et travers pour trouver le pourquoi du comment. je veux bien contribuer mais autrement. J’ai essayé pas mal d’autres distributions, je suis toujours revenu, l’habitude sans doute, à suse pour l’un des postes et ubuntu (voire même lubuntu sur mon vieux armada e500) sur les autres dont mon portable pro, en dual boot.

    La vieillerie s’installant, effectivement, je fais partie des gens qui sont un peu plug and play. mais dans un environnement professionnel où l’on ne parle que des produits de redmond, où un serveur internet est IIS, une base de données sqlserver, un outil collaboratif sharepoint. néanmoins, ils sont toujours très (agréablement) surpris de voir qu’on peut faire la même chose avec un environnement différent, plus souple moyennant un peu d’investissement que l’on ne retrouve malheureusement peu ou pas dans les écoles …

    Quoi qu’il en soit, Unity a été un peu le déclencheur de la panique à bord, bouc émissaire d’un fonctionnement en mode plusieurs écrans qui ne fonctionne plus. Il ne reste que les 3 touches habituelles pour s’en sortir.

    Je suis preneur de solutions si vous en avez. Néanmoins, si le bureau présenté plus haut est certainement alléchant, il n’est pas à la portée de mes connaissances …

    Un tuto ? Je veux bien participer, en mode pas à pas, separate screen fonctionnel compris …

  30. Mathieu dit :

    @TGM
    Pour commencer, je penser qu’il y a un quiproquo, je ne vois pas de quel topic sur le forum Ubuntu tu veux parler. ;)

    Pour ce que tu dis ensuite, je suis parfaitement d’accord avec toi. Tout le monde n’a pas les capacités / le temps / l’envie d’aller customiser son système … et ceux qui savent ne vont pas assez loin dans le partage de leur savoir (moi le premier).

    Avec les différents retours que j’ai eu sur Unity de la part de nombreuses personnes, je pense qu’il est assez important (voire urgent) de proposer un programme qui permette de passer d’une configuration de bureau a une autre. Un tutoriel n’est pas suffisant car cela demande un investissement trop important de l’utilisateur (certains seront parfaitement réceptifs a un tuto, d’autres beaucoup moins).

    J’ai vu des scripts qui permettaient en un clic de transformer son bureau Gnome en lui mettant un thème de MacOSX ou Windows 7, il s’agirait de faire quelque chose dans la même veine, en plus personnalisable.

  31. TGM dit :

    @Mathieu,

    Raccourci un peu brutal, un lien sur le forum Ubuntu fr à propos de Gnome 3 ou Unity m’a fait t’imputer à tort certainement les propos d’un autre. Le lien fourni renvoie sur un poste dont le lien sur l’article original m’a ramené ici. la boucle est bouclée.

    Maintenant un script pour transformer Ubuntu en un clic en MacOs ou W7, je n’en voie pas l’intérêt. Autant prendre l’original à moins de faire du snobisme comme certains que je connais qui ont des Macbook pro tournant sous XP …

    Dans tous les cas, je conserve les 2 OS, vue que certains produits utilisés n’existent pas sous Ubuntu ou L*x ou ne sont pas pris en charge par Wine ou équivalent.

    Comme dit précédemment passé la (mauvaise) surprise, ce n’est pas si mal même si le paramétrage des options des applications du lanceur se fait par le biais de l’utilitaire de menu (qui n’existe plus …). Mais tant que le problème rédhibitoire du double écran ne sera pas résolu, je ne ferai pas (plus) de migration. 4 ré installation/migrations en 3 jours pour rien, ça me fatigue un peu.

    Merci

  32. Jean-Francois Moy dit :

    Excellent article. La compilation de Wingpanel et la configuration est un peu laborieuse, mais le résultat en vaut la peine. J’essaye en ce moment de me décider entre Gnome Shell et la solution que tu proposes dans ton article.

  33. destroyedlolo dit :

    Salut,

    C’est vrais qu’Unity focalise les reproches … mais l’emoragie que subit Ubuntu a peut etre aussi d’autres sources. Perso, j’ai aussi switche depuis quelques mois, et Unity (que je n’ai meme pas essaye) n’y est strictement pour rien : il y a 2 raisons principales :

    1/ j’en ait eu franchement marre que Canonical choisisse systematiquement des versions instables pour les logiciels installes par defauts. C’est franchement déplorable de découvrir (apres avoir bien galere) qu’un truc de base comme le graveur de CDs comporte 3 pages de bugs … et ce n’est qu’un exemple. De plus, les mormons de Canonical sont loin d’etre a l’ecoute des utilisateurs … sinon, ils ne continueraient pas a fournir un PHP avec un GD library totalement impropre a tout usages decents. Idem avec des bugs qui mettent des mois et des mois a etre corriges, qui parfois ne le sont meme jamais alors que la solution est connue (par exemple weather winget de Karmic qui se lance quand elle veut ! Par exemple l’instabilite des cartes gfx intel i915 anciennes ).

    2/ j’utilise principalement des vielles machines (par exemple, ma machine principale est un Athlon 1.1 Ghz, 1.5 Go), non pas par masochisme, mais simplement par ce qu’elle convient a mon utilisation (beaucoup de slots) et elle m’a coute que dalle. De plus, ca me force a developper des trucs legers, ce qui est mon crédo : puissant mais respectueux des resources systemes.
    Et le probleme, c’est que surfe avec Ubuntu sur une machine avec seulement 512Mo, c’est vite galere (mon portable). Sur l’Athlon, Gnome2/Ubuntu a de grosses latences.

    J’avais des besoins pour des machines encore plus vielles, genre P1 avec 128 Mo. Ubuntu n’y demarre meme pas. Et en cherchant une distrib plus legere mais quand meme complete, sur suit tombe sur Gentoo. Avec LXDE, j’obtiens un truc ou :
    - 128 Mo suffisent,
    - on a un systeme tres reactif meme sur un K7 – 600 Mhz (pour le P1, ca sera pour plus tard).
    Une configuration parfaitement inaccessible sous Ubuntu, j’ai essaye.

    L’Athlon, lui, se decouvre de nouvelles ailles et a la reactivite d’une machine recente : evidement a toujours le poid de son age donc visionner une video Youtube est limite limite (mais elle ne passe carrement pas sur cette machine sous Karmic). Et comme j’arrive aux memes fonctionnalite que sous Gnome2, ben c’est devenu mon OS principale.

    Mais tout n’est pas rose : Ubuntu est une distribution avant tout generaliste et remplis bien ce role, alors que Gentoo est une distribution pour Geeks et personnes qui s’y connaissent.

    Tout ca pour dire que oui, on sent qu’Ubuntu est en perte de vitesse … mais peut etre que Canonical devrait se mettre a l’ecoute des utilisateurs, ne pas tomber dans le penchant a la micro$oft a l’obesite (512 Mo devait etre un minimum, ca ne l’est plus), et etre un peu plus serieux quand aux choix qu’ils font …

    Bye

    Lolo

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