Le clash Oracle/LibreOffice ou le danger des forks politiques

Ceux qui suivaient mon ancien blog savent connaissent peut être l’aversion que je peux avoir envers les forks. Nombreux sont ceux qui considère le fork comme une pratique légitime, faisant parti de l’écosystème du logiciel libre et pour certains la pratique du fork n’est pas une chose grave. Une des raisons à cela est que chacun se fait sa propre petite définition du fork. Même un site très populaire vulgarise le terme : « Fork me on Github » peut-on lire sur de nombreux projets. Répétez après moi; une branche: bien, un fork: pas bien.
La seule définition valide est celle d’Eric S. Raymond exposée dans le Jargon File . Ce n’est pas négociable, les autres définition sont en parti ou totalement fausses.

Si j’en viens a écrire ce billet aujourd’hui, ce n’est pas bien dur a deviner par rapport a l’actualité récente, je veux bien sur parler du fork LibreOffice! Le projet a déjà fait couler beaucoup de pixels et après avoir reçu le soutient de nombreuses sociétés (dont IBM, Canonical, …), le principal intéressé, Oracle, refuse de s’intégrer au projet, refuse de donner le nom OpenOffice mais par contre propose aux développeurs employés d’Oracle qui travaillent sur LibreOffice de prendre la porte. Bien sur dans l’histoire, Oracle joue le rôle du grand méchant. Quoi de plus normal d’ailleurs, c’est toujours la multi-nationale le méchant, n’est ce pas? Pourtant en y pensant bien, toute cette vision des choses est très manichéenne, la gentille communauté contre la méchante corporation, ce n’est pas un peu trop simple?

Quand on y réfléchi quel mal avait fait jusqu’à présent Oracle a OpenOffice? Aucun a ma connaissance… Alors c’est soit disant pour s’émanciper, pour ne plus être dépendant d’une société qui tiendrait les rennes et qui briderai le développement du logiciel. Au dernières nouvelles le projet se portait plutôt bien, avec une nouvelle interface (Renaissance) en cours de développement. Ah oui, je sais! Il parait qu’Oracle est l’ennemi juré de l’OpenSource et qu’il veux rendre tous les projets de Sun fermés et commerciaux, enfin il parait seulement, parce que je me rappelle quand même d’avoir visité cette page en 2007 ou 2008, et elle était déjà bien remplie. Et je dois me faire vieux, ma mémoire doit me jouer des tours car j’ai clairement le souvenir d’un employé de chez Oracle disant « we love OpenSource » dans une vidéo LinuxCon ou autre conférence du même type. Ah mais attends, ils ont déjà commencé le massacre, ils ont arrêté de financer OpenSolaris, c’est bien la preuve qu’ils en veulent aux projets Open Source, non ? Oui, ou bien parce que tout le monde utilise Linux ou BSD aujourd’hui … vous connaissez personnellement un utilisateur d’OpenSolaris ? Moi non …
Ou alors il y a l’histoire de Java et de Google, qui est totalement risible au passage. Chers lecteurs, sachez que c’est ce que les multinationales font pour gagner malhonnêtement mais légalement encore plus d’argent : se foutre sur la gueule a grands coups de brevets. C’est un peu leur passe temps, comme il y en a qui vont troller sur DLFP ou d’autre qui font du tennis. C’est quelque chose qu’on ne peut pas comprendre, nous, humains. Toujours est il que j’utilise majoritairement des logiciels ex-Sun / Oracle : OpenOffice, VirtualBox, MySQL, Java (pour jouer a Minecraft),Netbeans (beaucoup moins maintenant, depuis que j’utilise vim). Je ne me suis jamais senti menacé par l’acquisition de Sun par Oracle, jamais.

Ce qui est plus dangereux a mon avis, c’est la réaction actuelle de la « communauté » et leur prise de position soit disant défensive envers Oracle. Les projets qui sont conçus pour nous protéger du grand méchant loup me font beaucoup plus douter sur l’avenir des logiciels concernés que si aucune mesure de ce type n’avais été prise. Qu’on soit bien clair, ces forks, LibreOffice mais aussi MariaDB, Drizzle et SkySQL (juste trois forks, vous êtes sur que c’est suffisant?), ces forks la sont tout sauf défensif étant donné qu’aucune attaque n’a eu lieu. Ces forks sont purement et simplement offensifs, du genre je prends mon gant et je le claque bien fort a la figure d’Oracle. Quoi de plus normal après cela qu’Oracle n’ai plus très envie d’être sympa et indique aux développeurs d’OpenOffice la direction pour prendre la sortie la plus proche a partir du moment ou ils ont montré un peu trop d’intérêt a LibreOffice. Je n’apprécie pas particulièrement Oracle, je ne les déteste pas non plus. Mon point de vue sur Oracle est neutre tout comme mon point de vue sur Sun était neutre: ce sont des sociétés et je ne peux pas éprouver de sentiments envers une société. Ce que j’apprécie en revanche, ce sont les projets libres supportés financièrement parce qu’il faut bien reconnaître qu’un projet 100% communautaire, ça ne décolle jamais vraiment sauf cas particuliers comme Debian qui dispose d’une réelle organisation interne.
Oracle a justement le rôle de financer les développements de plusieurs projets Open Source et jusqu’à présent il s’y est tenu, sauf pour OpenSolaris que personne n’utilise. En forkant, non seulement les développeurs ont montré leur aversion envers Oracle mais ils ont aussi fait sentir qu’ils étaient trop biens pour recevoir de l’argent de la part d’Oracle. « Non merci, on ne veux pas de votre argent sale, rendez le a Google, nous on va faire notre truc à coté sans subventions. »

Le pire c’est qu’au final, ce n’est pas la crédibilité d’Oracle ou des forks communautaires qui est en jeu, c’est la crédibilité du modèle de développement OpenSource. Un modèle OpenSource n’oblige pas ses utilisateurs a avoir confiance dans la société ou dans les individus qui développent les applications. L’OpenSource permet a quiconque de garder un contrôle total sur tout logiciel, et si un jour quelque chose de réellement grave se produit, alors oui, un fork sera légitime. Tant qu’aucune attaque, qu’aucun mauvais comportement n’est constaté, autant rester ‘amis’ avec ceux qui financent le projet, faire le contraire c’est cracher sur de l’argent qui n’est jamais de trop dans notre écosystème. En forkant un projet qui aux dernières nouvelles se porte bien on montre uniquement deux choses: 1) qu’on souhaite insulter publiquement une société qui apporte des fonds au développement logiciels et 2) qu’on a pas confiance dans le modèle de développement OpenSource.

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31 réponses à Le clash Oracle/LibreOffice ou le danger des forks politiques

  1. gege2061 dit :

    Bonjour,

    Oracle et l’open source ça ressemble plus à une bonne blague (je parle de la page http://oss.oracle.com/) :
    – La majorité des projets mis en avant semble provenir de chez Sun ;
    – Les mises à jour les plus récentes sur le CSV datent de plus d’un ans.

    Pour l’un, si ce n’est le plus grand, éditeur de logiciel au monde c’est tout simplement ridicule.

    Pour en revenir au sujet principal du billet, c’est clair qu’un fork ne devrait intervenir qu’en dernier recourt, et dans ce cas ils sont un peu prématurés, même si Oracle ne semble pas y mettre du sien.

  2. Ton article est super intéressant mais c’est bien beau de parler de branche au lieu de fork mais si tu as un créateur qui s’est borné et qui marche avec des oeillières, tu fais comment pour que le projet continue d’évoluer et non stagner et finir par se casser la gueule ?

    Quand le créateur ou le détenteur du projet creuse le fossée entre sa communauté et lui … Franchement j’ai dû mal à voir comment la naissance d’une branche peu voir le jour si il nie tout en bloc.

  3. Nico dit :

    Article intéressant,
    Je suis d’accord avec Romuald Fronteau, on peut prendre le cas de Nagios je croix qui n’a pas évolué depuis pas mal de temps à cause du détenteur du projet et du coup icinga est née avec beaucoup de contestation mais qui au moins permet de reprendre le développement de l’outil.

  4. Tenshu dit :

    Beaucoup de blabla pour rien quand même.
    La possibilité de forker est garantie par les licences libres.
    Le reste c’est de la politique …

  5. yeKcim dit :

    Je suis d’accord avec toi sur un point, faire ce fork après le rachat de Sun par Oracle est absurde, la bonne solution aurait été de faire le fork depuis très longtemps. Tout simplement parce qu’il était clairement très difficile d’intégrer des nouveautés dans l’usine à gaz. Le fait que depuis longtemps déjà existait le projet GOOo en est plus ou moins la preuve…

  6. Vincent dit :

    Je ne suis pas en accord avec ton article (mais que je comprends par ailleurs).

    1. Il y a la différence entre libre et open-source. Dans l’idéal LibreOffice devient un projet libre et non un projet open source (mais je n’amène rien de plus qu’une impression pour étayer ce propos — et sans faire le parallèle avec le nom).

    2. Je pense que le « très bon point » dans ce fork est de créer une « Foundation », à l’instar de celle de Mozilla par exemple… Ceci permet d’être indépendant du bon vouloir d’une société particulière pour, pourquoi pas, s’ouvrir à un financement plus hétérogène (ne venant plus QUE de cette société — maintenant je pense que openOffice devait être financé en partie par d’autres acteurs que Sun, à l’époque). Le fork en lui même c’est de la technique, et le changement de nom va bien sur entretenir la confusion chez les utilisateurs, mais c’est peut-être un mal pour un bien.

    3. Pour Opensolaris je te trouve un peu dur, je pense qu’il est un poil utilisé, et par ailleurs il en sortait de bonnes choses, comme ZFS par exemple. Oracle ne l’a pas tuer ni arrêter le financement, ils arrêtent juste de « mettre à disposition au fil de l’eau du code source » — mais avec distribution des sources à la release (pour les parties non propriétaire). C’est un signe assez fort du « bien » qu’Oracle pense d’un projet open source, dont ils ont la charge. La réaction des développeurs, dans le cas d’openSolaris (avec Illumos) ou d’OpenOffice (avec LibreOffice) ou encore d’Apache (avec Apache Harmony, mais depuis pas mal de temps déjà), est compréhensible, à mon avis (et encore plus si le projet a été initié à l’origine par ces mêmes développeurs).

    Enfin, LibreOffice devrait engloutir ou coopérer avec les autres fork (comme openOffice, NeoOffice, …), c’est plutôt un « bien » ça non ? Et si Oracle continue à financer openOffice et à le laisser comme il est (au niveau de la disponibilité de ces sources), rien n’empèchera le fork de se nourrir de cela :).

    La meilleur defense c’est l’attaque non ?

  7. djib dit :

    Si je peux me permettre une petite remarque de forme : ton article est difficile à lire, sous forme de gros texte quasiment monobloc. Je te suggère d’y mettre un peu de gras sur les points clef du raisonnement et d’aérer le tout.

  8. umcisou dit :

    Au hasard rendre payant le plugin ODF pour MS Office.
    Comment on fait maintenant dans un environnement hétérogène Linux/Windows pour promouvoir l’ODF ?

    Autant je suis d’accord que dans le monde du libre beaucoup de forks sont inutiles ou mal placés, autant sur cette affaire il faut reconnaître qu’Oracle n’a cessez d’envoyer des signaux négatifs.

  9. PaiPai62 dit :

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi.
    Mais -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Btrfs

    Btrfs (prononcé ButterFS) est un système de fichiers expérimental sous GNU GPL développé par Oracle.

  10. Kalki dit :

    Mon petit monsieur qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

    Sachez qu’ily a des modèles économique et qu’a l’avenir : dans une économie de l’abondance : il est préférable qu’il y ait du LIBRE, libre et opensource les deux

    Si vous ne vous comprenez pas cela, vous êtes soit un imbéciles, soit un hypocrite soit un cynique.

  11. Kalki dit :

    hxxp://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27abondance

  12. Kalki dit :

    Le fork est dans le logiciel libre et opensource : la base du contrat

  13. Mathieu Comandon dit :

    @gege2061 : j’aurai pu rajouter ce lien aussi http://oss.oracle.com/projects/ qui liste plus de projets venant de chez Oracle. Pour une boite qui n’est pas éditrice de logiciel OpenSource a la base, je trouve que c’est déjà un bon début.

    @Romuald Fronteau, @nico : je comprends pas ce raisonnement. Tout le monde a la possibilité de créer une branche d’un logiciel sans l’accord de qui que ce soit. De plus je n’ai pas l’impression qu’Oracle bloque le développement des anciens projets Sun. D’un point de vue extérieur, je vois les projets OpenOffice, Netbeans ou VirtualBox avancer au même rythme qu’avant.
    A partir du moment ou des patches et des contributions sont refusés par l’éditeur alors il y a en effet un problème, mais ça ne justifie pas un fork, on peut se contenter d’une branche qui suit les développements de la branche master en y apportant des améliorations.

    @tenshu : bien sur, on peut forker tout ce qu’on veux. Est ce qu’il faut le faire parce qu’on en a la possibilité ? Pas tant qu’on a aucune autre possibilité a mon avis.

    @yeKcim : je ne vois pas en quoi le fork est une solution pour le problème que tu soulève. Bien sur, plus un projet est gros, plus il deviens difficile d’y intégrer du code. Un fork ne va rien arranger a la situation. Mieux vaut s’attaquer au problème de base et voir comment on peut faciliter la contribution au projet…

    @vincent : je ne fait pas la distinction entre OpenSource et libre, inutile de mettre ça sur le tapis ici.
    L’important ce n’est pas de créer une fondation ou de savoir qui tiens les rennes. L’important c’est le code source et le résultat final une fois compilé.
    Pour OpenSolaris, bien sur qu’il doit y avoir quelques utilisateurs, a eux de reprendre le développement sans le soutient d’Oracle. Encore une fois cela ne justifie pas un fork. Si Oracle arrête le développement d’OpenSolaris, la communauté est en droit de réclamer le droit a l’utilisation du nom. Si cela n’est pas possible alors va pour Illumos, mais ce n’est pas un fork, juste un changement de nom.
    « La meilleur defense c’est l’attaque non ? » Si la menace n’est pas réelle, ce n’est pas une attaque, juste une agression.

    @djib : il faudra que je trouve un autre thème wordpress, plus aéré. A part ça, ça va être dur de changer de style d’écriture, je suis assez « gros pavés » ;)

    @umcisou : le plugin ODF n’a jamais été libre et ne concerne en aucun cas le projet OpenOffice. Je ne m’intéresse pas du tout a Microsoft Office mais je pensait que le support ODF était natif sur les dernières versions.
    Pour ce qui est des signaux négatifs, il faut faire la part des choses entre les menaces réelles et ce qui sort de l’imaginaire de la communauté.

    @PaiPai62 : Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi, je n’ai rien dit de négatif sur btrfs, au contraire il me semble que c’est justement dans une conférence sur btrfs qu’un employé d’Oracle disait du bien du modèle OpenSource

  14. Mathieu Comandon dit :

    wtf avec les commentaires de Kalki ? c’est un bot ?

  15. yeKcim dit :

    Ce n’est pas le fait que ca soit une usine a gaz qui rendait les contributions difficiles mais le fait que sun était pas tellement ouvert aux propositions… GOOo est né a cause de ce problème.

    Le fork est parfois bon il y a de nombreux exemples de projets ou le fork a été nécessaire et/ou bénéfique : SuperTuxKart, Xonotic, Netscape/Firefox, Xorg,… Je ne comprend pas pourquoi tu es obligatoirement contre. Le fait de faire une branche est relativement difficile dans certains cas car tes modifications pourront très bien ne plus fonctionner au fur et a mesure des modifications apporter par le dev principal (puisqu’il ne prends pas en considération ton code). Je suis généralement contre l’idée d’avoir 150 forks mais tu sembles etre completement fermé a cette idée, c’est absurde a mon avis.

  16. Vincent dit :

    « L’important ce n’est pas de créer une fondation ou de savoir qui tiens les rennes. L’important c’est le code source et le résultat final une fois compilé. »
    Nous n’avons donc pas le même point de vue :).
    Mais, l’important pour qui d’ailleurs : l’utilisateur final, le développeur, la communautée (d’OpenOffice), le monde entier ? Je doute que la notion « d’important » soit la même pour chacun de ces groupes.

    « Si Oracle arrête le développement d’OpenSolaris, la communauté est en droit de réclamer le droit a l’utilisation du nom. Si cela n’est pas possible alors va pour Illumos, mais ce n’est pas un fork, juste un changement de nom. »
    Justement, Oracle n’arrète pas le développement d’OpenSolaris. C’est la distribution des sources (et globalement la prise en compte des avis de la communautée qui s’était créée derrière) qui est stoppée. Le seul choix est le fork (ce n’est que de la semantique après, mais ça s’appelle bien dans ce cas un fork).

    « A partir du moment ou des patches et des contributions sont refusés par l’éditeur alors il y a en effet un problème, mais ça ne justifie pas un fork, on peut se contenter d’une branche qui suit les développements de la branche master en y apportant des améliorations. »
    J’ai du mal à comprendre. Qui distribue cette branche ? L’éditeur n’acceptant pas de contributions, ce n’est pas lui qui va distribuer cette branche mais une autre entité. Cette autre entité n’a, probablement pas le droit de publier cette branche sous le même nom (puisque ce nom est souvent une trademark de l’éditeur). Pour moi, c’est en quelques sortes, un fork (i.e. : Pour toi, Iron est-ce un fork ou une branche de Chromium par exemple ?)

    Dans, « The Cathedral and the Bazaar », Eric S. Raymond distingue fork et pseudo-fork. La principale différence entre ces deux notions est la suivante : dans le cas d’un fork, plus d’échanges de code entre les deux projet ; dans l’autre cas, l’échange continue de se faire. Le pseudo forking est courant. Go-ooo est un pseudo-fork d’OpenOffice… Bon après, ce n’est qu’une histoire de sémantique :).

    « En forkant, non seulement les développeurs ont montré leur aversion envers Oracle mais ils ont aussi fait sentir qu’ils étaient trop biens pour recevoir de l’argent de la part d’Oracle »
    Ma vision est plutôt la suivante : En forkant, les développeurs ont fait part de leurs inquétudes par rapport à Oracle (et, c’est leur droit non ?) tout en laissant la porte ouverte à Oracle, et Oracle a fermé la porte. C’est tout.

    « Si la menace n’est pas réelle, ce n’est pas une attaque, juste une agression. »
    Ce n’est toujours de cette façon qu’on la voie « l’attaque ». Parfois on dit que c’est une opportunité (Sachant que tu peux « attaquer » sans qu’il y est de menace — et que j’emplois attaquer avec le sens suivant : prendre l’initiative d’un combat [par forcément violent], engager une offensive).

  17. gege2061 dit :

    @Mathieu Faudrait faire le trie entre cette page et les projets morts sur http://oss.oracle.com/viewvc/ au final il ne doit pas rester grand chose.

  18. Yoko dit :

    Tu ne t’es pas renseigné et tu te permet d’étaler ton ignorance.

    Sur la version d’OOo en cours de développement Oracle est revenu à plusieurs endroit sur des points discuté et acceptés par la communauté et ce sans préavis. Sun était déjà assez fermé dans sa gestion du projet (d’où la création de go-oo), Oracle a continué dans ce sens.

    Le projet LibreOffice n’est qu’une sorte de grosse officialisation pour ce faire de la pub du projet go-oo.

    Pour ce qui est d’Oracle et des projets qu’ils ont récupérés de Sun, il y a OpenSolaris qui n’est plus et Java qui semble compromis.

    Vraiment avant de juger en présumant et avec des arguments à deux sous renseigne toi.

  19. cep dit :

    En lisant cet article j’apprends qu’il existerait un « fork politique ». Si le mot politique signifie organisation du fonctionnement d’un groupe, d’une société, je ne vois pas comment un fork ne pourrait pas être politique. Maintenant si tu assimile politique à business model, là nous avons un problème :wink:

    Maintenant je cite : « En forkant un projet qui aux dernières nouvelles se porte bien on montre uniquement deux choses: 1) qu’on souhaite insulter publiquement une société qui apporte des fonds au développement logiciels et 2) qu’on a pas confiance dans le modèle de développement OpenSource. »

    où es-tu allé pêcher cela ? connais-tu un peu l’histoire de l’open source ? de certains forks célèbres ? pour n’en citer qu’un le fork de XFree86 vers X.Org ?

    Bref, concernant Oracle/LibreOffice je te renvoie au très bon billet de patric_g :
    Le rachat de Sun par Oracle : 18 mois plus tard la méfiance s’installe
    http://linuxfr.org/2010/10/29/27524.html
    qui a sa bonne habitude fouille le sujet, parle de faits précis et documentés pour, au final, donner brièvement son avis sans noyer le lecteur dans un fatras de blabla fumeux.

  20. Miky dit :

    Assez d’accord avec toi Mathieu ! Le petit côté extrémiste de la communauté Open Source m’agace parfois ! Bientôt, pour représenter un projet Libre, il faudra se conformer à une certaine (pseudo) éthique ou certains critères discriminatoires qui seront dictés par une élite Libriste autoproclamée représentante de nos intérêts.

    Oracle a les moyens financiers de soutenir le développement d’OpenOffice, et c’est tant mieux, tout le monde en profite. Cracher dans la soupe, c’est risquer de perdre tout ce qui a été fait depuis plusieurs années sur un projet qui fut le porte flambeau, du Libre et de GNU/Linux.

    Bref, je ne serais pas étonné le jour où il faudra avec les cheveux blonds et les yeux bleus pour intégrer, participer ou simplement utiliser un logiciel Open Source…

  21. Emeric dit :

    « un projet qui aux dernières nouvelles se porte bien »
    Et bien retourne aux nouvelles…
    OpenOffice est gros (c’est le plus gros logiciel dans une distrib grand public), lent, moche, buggé, mais surtout n’évolue plus depuis des années. Depuis OpenOffice 1.0 je ne saurai pas citer une seule nouvelle fonctionnalité.
    Je n’attend plus rien de ce logiciel. Mais maintenant qu’on tente de remettre des « vrais » gens à la tête du projet, peut être (peut être…) qu’on peut enfin (enfin !) s’attendre à du mouvement.

    @Miky ton post me fait réagir…
    Je vais citer @Yoko, je n’aurai pas mieux dis :
    « Tu ne t’es pas renseigné et tu te permet d’étaler ton ignorance. »

    « Oracle a les moyens financiers de soutenir le développement d’OpenOffice »

    Oui mais voila, un logiciel libre, il n’a pas besoin d’une entreprise qui balance des dollars. Il a besoin de développeurs et d’utilisateurs.
    Quand l’entreprise qui balance les dollars prends possession du logiciel et surtout de sa gouvernance, se met à refuser les contributions de ses utilisateurs et développeurs (dont certains sont d’ailleurs la depuis le début du projet), et quand cette entreprise se permet de revenir (seule) sur des décisions prises par la communauté… Ce logiciel n’a plus que son code de libre.
    C’est pour ça qu’on fork. C’est pour ça que les développeurs ont forké.

    « seront dictés par une élite Libriste autoproclamée représentante de nos intérêts. »

    Mais c’est fou ça. C’est l’inverse qui est entrain de ce produire. Oracle est entrain de verrouiller (à son compte) l’évolution du logiciel, les développeurs investis dans le projet ont choisi eux de ne pas se laisser faire. OpenOffice est à la dérive depuis bien trop longtemps.
    Si tu veux tenter d’influer sur son évolution, comme dans tous projet libre (et pas « Open Source ») tu peux commencer par aller donner ton avis dans la nouvelle fondation. Après tu ira donner ton avis chez Oracle. Et tu reviendra nous dire qui le plus « élite autoproclamée » des deux.

    Et je ne reviendrai même pas sur tes dernières lignes…

  22. Miky dit :

    @Emeric: merci pour ton commentaire, il est l’exemple parfait de mon point de vue sur certains « défenseurs » du Libre. No comment :)

    Tu dis que depuis « OpenOffice 1.0 je ne saurai pas citer une seule nouvelle fonctionnalité. » Je vais donc te retourner ta citation (compliment ?) : « Tu ne t’es pas renseigné et tu te permet d’étaler ton ignorance. »

    Si tu ne connais pas ou ne vois aucune évolution d’OOo depuis sa version 1, tu ne dois pas t’y intéresser beaucoup, et tu es donc assez mal placé pour étaler ta science sur un sujet que tu ne sembles effectivement pas connaître.

    Je participe à différents projets Libre depuis 2 ans et c’est souvent ce type de réaction qui m’hérisse le poil et me donne envie de jeter l’éponge… Comme quoi, nous n’avons pas tous la même idée de ce qu’est ou doit être le Libre en 2010… Anyway!

  23. Emeric dit :

    Non effectivement je ne saurai pas citer d’améliorations dans open office. Les graphs sont plus jolies à la limite.
    Je ne suis pas un « pro », je ne fait que l’utiliser, comme tous le monde.
    Je ne renie pas le travail des centaines de devs qui ont du bosser dessus durant ces années. Juste que voila, ca ne bouge pas.

    Figure toi que moi aussi je participe à des projets libres depuis des années. Et ce qui m’hérisse le poil ce ne sont pas les utilisateurs qui demande plus de libertés, non. Ou même ceux qui se plaignent. Parfois même je les écoutes, ils ont des choses à m’apprendre (parfois). Sinon je fais abstraction. Je travaille déjà pour le plaisir et ensuite pour ceux qui seront réceptif au travail que je fais.
    Moi ce qui me met hors de moi, c’est quand quelqu’un m’empêche de travailler. C’est quand un constructeur m’empêche d’écrire un driver, c’est quand quelqu’un tente de récupérer le travail d’autrui pour son propre bénéfice.

    Alors effectivement on ne doit pas avoir les mêmes attentes dans nos implications dans le monde du logiciel libre…

  24. Yoko dit :

    @Miky > La remise en question du travail des contributeurs c’est Oracle qui le fait. J’ai discuté avec un développeur OOo de chez novel aux JDLL à Lyon, ça fait longtemps qui ne pouvait quasiment plus travailler pour OOo car son travail était refusé. Le projet go-oo est nait de se constat, Sun puis Oracle refusaient quasiment tout travail exterieur. Ca fait des années qu’il y a des tentatives d’améliorer les choses sans succès, ça a juste empiré avec Oracle.

    Si tu ne veut pas comprendre ça, c’est dommage parce que tu t’énerve pour rien. Va peut être en parler à la communauté (il y a des francophone) ils pouront t’en parler mieux que moi.

  25. Fred dit :

    Houla, ça fighte un peu ici, mais je comprends très bien ceux qui défendent la décision d’avoir monté le projet LibreOffice : Oracle déconne à mort ; entre le plugin ODF pour MS office qui devient payant, la destruction des plugins de Netbeans pour le développement des webservices, les décisions autour d’Open Solaris, on ne peut pas dire qu’Oracle inspire la confiance à ceux qui se soucient de la liberté au sens GNU et FSF.

    On peut s’amuser à donner un lien vers la page OSS d’Oracle, mais est-ce que ce n’est pas un peu ridicule ? MS aussi a ses projets open source et ils soulèvent les mêmes inquiétudes (être « open » mais pas libre).

  26. djib dit :

    Mathieu, je ne suis pas convaincu que le thème y soit pour grand chose. Pour améliorer la lisibilité je pense qu’il suffirait d’avoir dans un premier temps un peu plus de variété visuelle : un peu de gras, des tirets lorsque tu exprimes plusieurs idées, etc.

  27. Ping : Les logiciels qui vont souffrir en 2011 : premier bilan à la fin mars 2011. | Le Weblog de Frederic Bezies

  28. ericb dit :

    Bonjour,

    Cet article pointe du doigt ce que j’appelle de la manipulation, et qui a été appelé « fork politique » ici. Il remet les choses en place en ce qui concerne Oracle, qui n’est pas l’auteur de tous les méfaits qui lui sont reprochés, et je le salue comme il se doit.

    En tant que développeur pour OOo moi-même (depuis 2005), et connaissant bien à la fois le code source (j’ai créé OOo4Kids et OOoLight depuis), mais aussi le système OpenOffice.org, j’ai donné une explication personnelle de l’origine de pas mal de problèmes.

    Voir: http://blog.educoo.org/2011/01/20/logiciel-libre-contributions-et-rien

    J’ai aussi (avant la création) expliqué ce que je pensais du mot « communauté » (avec ou sans majuscule).

    Voir : http://blog.educoo.org/2010/08/28/communaute-idiots-utiles-et-structuralisme

    @Emeric

    Tu as écrit : « Mais maintenant qu’on tente de remettre des « vrais » gens à la tête du projet, peut être (peut être…) qu’on peut enfin (enfin !) s’attendre à du mouvement. »

    Tu te trompes énormément : la moitié des gens de la Fondation ne produisent rien, n’ont jamais rien produit pour OOo non plus, et sont là soit parce qu’ils ont su se placer (qu. Donc ça commence très mal.

  29. ericb dit :

    Bonjour,

    Cet article pointe du doigt ce que j’appelle de la manipulation, et qui a été appelé « fork politique » ici. Il remet les choses en place en ce qui concerne Oracle, qui n’est pas l’auteur de tous les méfaits qui lui sont reprochés, et je le salue comme il se doit. J’ajoute qu’il faudrait vraiment que les gens se posent la question : à qui profite le crime ici, pour ne pas se perdre.

    En tant que développeur pour OOo moi-même (depuis 2005), et connaissant bien à la fois le code source (j’ai créé OOo4Kids et OOoLight depuis), mais aussi le système OpenOffice.org, j’ai donné une explication personnelle de l’origine de pas mal de problèmes.

    Voir: http://blog.educoo.org/2011/01/20/logiciel-libre-contributions-et-rien

    J’ai aussi (avant la création) expliqué ce que je pensais du mot « communauté » (avec ou sans majuscule).

    Voir : http://blog.educoo.org/2010/08/28/communaute-idiots-utiles-et-structuralisme

    @Emeric

    Tu as écrit : « Mais maintenant qu’on tente de remettre des « vrais » gens à la tête du projet, peut être (peut être…) qu’on peut enfin (enfin !) s’attendre à du mouvement. »

    Tu te trompes énormément : la moitié des gens de la Fondation ne produisent rien, n’ont jamais rien produit de sérieux pour OOo non plus, et sont là soit parce qu’ils ont su se placer (quand rien n’était public, sic…). Donc ça commence très mal.

    Quand à dire qu’il n’y a rien eu depuis la 1.0, c’est un peu gros : la version native Mac OS X, ça ne te dit rien ? (j’arrête là avec toi).

    @Yoko

    « La remise en question du travail des contributeurs c’est Oracle qui le fait. »

    Soyons honnêtes: chaque fois que j’ai écrit du code de qualité, il a été accepté dans OOo. Et on avait la possibilité de contourner ce fait, en s’entendant avec un autre développeur qui n’était pas d’Oracle.

    C’est même ce que nous avons fait quand on a intégré le code écrit par les élèves de l’école Centrale Nantes, et que j’ai contrôlé : amélioration du mode annotations dans Impress (dans le cadre d’OpenOffice.org Education dont je m’occupe encore).

    Autre exemple : le dernier code dont je me suis occupé et qui a été accepté dans OOo (avant qu’OOo4Kids ne prenne tout mon temps) concerne la correction de l’éditeur d’équation, écrit par Michal Spisiak, l’étudiant que j’ai mentoré lors du Google SoC 2010. C’est vrai que la barre était mise de plus en plus haut, mais c’est parce que ‘l’assurance qualité  » prenait le dessus sur tout le reste et à fini par dégouter tout le monde.

    Donc c’est un peu rapide de dire que tout code non provenant d’Oracle était refusé. La barre était très haute, je suis d’accord, mais c’est tout.

    @Miky : tu as parfaitement cerné le problème en relevant le commentaire d’Emeric, et tu vois très clair quand tu parles de cette élite Libriste autoproclamée représentante de nos intérêts. Tu as oublié le mot « Gouvernance », qui signifie pouvoir, et dont les membres ‘de cette élite), ne se lassent pas de parler ;)

  30. ericb dit :

    J’ai oublié : chaque fois que j’ai eu besoin d’aide, y compris pour OOo4Kids, et bien les gens d’Oracle m’ont aidé du mieux qu’ils ont pu.

    La dernière fois, c’était il y a un mois environ …

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